Lundi 14 juillet 2008

Aujourd’hui, le programme est assez chargé. Un petit circuit judicieux peut nous permettre d’enchaîner 4 des châteaux de notre abonnement. C’est un peu trop, non ? On n’en fera probablement que 2, c’est bien suffisant, se dit-on en partant. Mais c’est compter sans l’enthousiasme familial pour les châteaux, et notre collectionnite aigüe de tampons !

Nous pensions ne pas nous arrêter à Corgarff, qui n’est pas bien grand. Mais il était sur la route, alors autant voir à quoi il ressemble, au moins, nous disions-nous.

La route en question était la A939 (sur laquelle on peut remarquer des dizaines de lapins écrasés… ), que nous avons empruntée depuis Grantown-on-Spey. Une très jolie route comme on les aime : tranquille, au milieu de hautes collines désertes et pelées, parsemées de moutons.

Et au détour d’une descente, nous apercevons soudain un bâtiment étrange au milieu de nulle part, tout blanc. Une sorte de mini-forteresse entourée d’une enceinte en forme d’étoile. Mon mari le surnomme le « fort mexicain » ! L’endroit est follement photogénique, entre herbe verte, ciel bleu, et moutons blancs.

Le petit parking de ce « château » très particulier ne compte que 2 voitures. Il nous fait un peu pitié, et il nous intrigue. Allez, allons le visiter, ce ne sera pas très long ! En sortant de la voiture, on se rend compte qu’il y a un vent terrible. Ma jupe s’envole à tout va, et les cheveux de tous en font de même. Pas si facile de monter ainsi jusqu’au château. Le petit chemin nous semble long, mais des moutons nous accompagnent.

La vue extérieure est magnifique : cette peinture blanche ressort merveilleusement bien sur ce fond vert et bleu, et la forme géométrique simple du bâtiment contraste avec le désert sauvage qui l’entoure. On se demande bien d’où sort cette petite forteresse.

Contrairement à ce qui est annoncé dans le guide officiel (et sur le site web), la gardienne ferme le château à l’heure du déjeuner, attention ! Nous arrivons tout juste 1/4h avant l’heure du lunch ; on se dépêche donc de faire notre petit tour. Ce n’est pas bien grand, de toutes façons.

Son enceinte est en forme d’étoile, constellée de fentes de tir. Le sol est couvert de pierres comme un galetage. C’est assez étrange.

L’intérieur du bâtiment lui-même est petit, et n’est pas extraordinaire. Ils ont cependant réalisé une petite mise en scène  figurant l’installation de la petite garnison qui a vécu là durant la deuxième moitié du 18ème siècle. Voici leur dortoir, où l’on peut remarquer au plafond des inscriptions qui ont été faites à la chandelle par les soldats.

Du haut de la tour, on peut très bien observer… les moutons.

Un quiz en anglais est proposé aux enfants pour agrémenter le parcours. Des panneaux explicatifs sur la vie de la garnison sont en effet présents dans le château. Le quiz n’est pas facile ! Et nous sommes déçus car on ne nous donne aucune récompense alors que nous n’avons fait que 2 erreurs (dues à un manque de vocabulaire) sur une vingtaine de questions. Dommage. Mais c’était intéressant.

En résumé, un château qui sort du lot habituel, et que nous avons finalement beaucoup aimé ! Pour en savoir plus sur l’histoire mouvementée de ce lieu, il y a une page complète sur Undiscovered Scotland, dont le texte est quasiment le même que sur Wikipedia, qui est traduit ici.

Notre tampon-souvenir :

Nous repartons vers Kildrummy, mais la gardienne de Corgarff nous a prévenus que l’heure du lunch frappait là-bas aussi. Elle nous a donc conseillé de faire d’abord un tour à Glenbuchat, car c’est une ruine en accès libre.

Alors, hop, Glenbuchat, nous voici ! C’est effectivement en ruines, et en accès libre sans gardien (mais zut alors, on n’a pas de tampon dans ce cas !). Mais c’est sympa quand même, et on prend donc notre temps.

L’endroit est tranquille, entouré, ici aussi, de quelques moutons dans le champ voisin, et d’arbres. C’est paisible et assez joli.

Les murs sont encore impressionnants ! Il manque les sols et plafonds, et le haut des tours. Cela fait comme une coquille vide, c’est un peu étrange. Mais il garde une assez fière allure, finalement !

En savoir plus sur Glenbuchat.

On enchaine sur Kildrummy Castle, qui est beaucoup plus grand que les précédents. Il est apparemment assez renommé dans le coin, et son entrée est assez chère (mais comprise dans notre formule !). Pourtant… il n’en reste vraiment pas grand chose !

La bâtiment a visiblement été immense et majestueux, mais les restes sont maigrelets. Voici le plus grand « morceau », un reste de l’église :

Le reste des murs d’enceinte est nettement moins intéressant :

Les enfants ont un peu de mal à se projeter dans cet univers trop détruit. Ce ne sera pas notre château préféré, c’est sûr !

Notre petit tampon-souvenir :

Pour en savoir plus sur Kildrummy Castle

La gardienne a fait un wouaaah admiratif devant notre liste de tampons, hé hé, nous sommes assez fiers de notre récolte. Ce sera aussi le cas à Huntly, notre dernier château de la journée. Avant d’y arriver, nous nous arrêtons pour déjeuner dans un café-jardinerie assez sympa. Les toasties (des croque-monsieur aux contenus variés) sont délicieux.

Huntly est une ville très agréable, pleine de verdure, de jolies maisons, d’équipements de loisirs. Une grande allée bordée de beaux arbres sans doute vénérables nous mène au château.

Celui-ci est également très grand, et les plus vieux bâtiments sont à moitié détruits. Mais la résidence principale, de style Renaissance, est presque entière. Elle est vraiment très jolie, agrémentée de corniches décoratives, de cheminées et de fenêtres sculptées.

En rentrant dans le parc du château, on s’aperçoit qu’il y a également des restes d’autres bâtiments plus anciens.

Belles cheminées, non ?

Le bâtiment principal possède une très belle entrée, surmontée de sculptures intéressantes. On voit que tout ce bâtiment a été joliment restauré : il est tout rose, et non noirci. A l’intérieur, les pièces sont très grandes, les escaliers sont beaux, et des planchers ont été mis en place. On visite donc un « vrai » château, agrémenté de manteaux de cheminée sculptés. Et protégés.

Il manque un toit… mais quelques protections en zinc ont été ajoutées pour protéger les murs.

Au final, nous nous plaisons tellement dans cette magnifique demeure que nous entendons à peine le gardien appeler pour dire qu’il va fermer la porte ! En effet, on nous avait signalé à l’entrée que le château ferme à 17h30. Aussi, quand des appels du gardien ont retenti vers 17h15, sans qu’on ne comprenne rien de ce qui était dit car nous étions dans les étages (il faut surtout avouer que l’accent écossais ne joue pas en notre faveur… ), on n’a pas pensé qu’il voulait déjà fermer ! Heureusement que n°4 était en bas, car c’est lui a réussi à faire comprendre au gardien que sa famille était encore à l’intérieur.

Le gardien était d’ailleurs très sympa, et touché que nous aimions tant son château. Il nous a demandé comment dire en français « Je vais fermer la porte du château » :-) et il a ensuite proposé à n°4 (devenu son copain, visiblement !) de fermer lui-même la grosse serrure de la porte. Mais c’était trop difficile, dommage.

Bref, nous avons failli y passer la nuit…

Bon, il n’est quand même que 17h30 (ces écossais n’ont décidément pas les mêmes horaires que nous), et nous décidons donc de profiter du parc de jeux qui nous attire juste à côté, au bord d’une rivière. Le parking semble être désert, en plus ! C’est vraiment un endroit charmant, et bien équipé. Toboggans, balançoires et tyrolienne font le plaisir des enfants de tous âges. Nous sommes quasiment seuls à profiter de cet espace très agréable. Ils doivent tous être en train de dîner, à cette heure tardive ;-)

Et hop, pour notre collection !

Pour en savoir plus : le site de tourisme de Huntly, et l’histoire du château sur Wikipedia.

La route du retour nous a permis de passer devant de nombreuses distilleries de whisky, mais il est trop tard pour s’y arrêter. Et puis, on est un peu fatigués, quand même ! Étonnant, non ?